Originaire de la Côte d’Ivoire, Jean Boris Aka est arrivé au Canada en 2022. Après une première année à Gatineau, il choisit de s’installer dans le Pontiac en 2023. Aujourd’hui, il enseigne en 5e année du primaire.
Son parcours illustre à quel point l’intégration peut prendre racine dans un milieu de travail accueillant et dans une communauté ouverte.
Une arrivée guidée par l’accueil
Avant même de s’établir officiellement dans la région, Jean Boris découvre le Pontiac grâce au Carrefour jeunesse-emploi, qui lui permet d’explorer le territoire et ses attraits. Cette première immersion l’aide à mieux comprendre le milieu dans lequel il s’apprête à évoluer.
Dès son arrivée, il est frappé par la disponibilité des gens. La communauté religieuse qu’il fréquente l’accueille chaleureusement. Son employeur et ses collègues se montrent également présents et attentifs.
Son directeur joue un rôle déterminant : ouvert, humain et profondément bienveillant, il l’accompagne dans ses débuts. Certains collègues l’appuient également dans ses démarches quotidiennes. L’un d’eux lui loue même une maison et l’aide pour les déplacements et les courses.
Pour une personne qui arrive pour la première fois dans une région où il n’y a pas de transport en commun, ces gestes font toute la différence.
S’adapter et enseigner autrement
Formé comme professeur de français au secondaire, Jean Boris est appelé à enseigner au primaire, dans un contexte majoritairement anglophone. Il doit donc ajuster sa pratique et adapter ses méthodes.
Ce changement représente un défi professionnel important. Il apprend de ses collègues, observe, ajuste et développe une nouvelle manière d’enseigner.
Il voit cette transition comme une richesse. Son parcours et ses origines nourrissent sa pratique. Il parle d’un métissage culturel dans l’enseignement : une façon d’aborder la langue et la discipline avec une perspective différente, complémentaire à celle du milieu.
Cette diversité d’approches devient un atout pour les élèves.
Une communauté curieuse et bienveillante
Jean Boris souligne l’ouverture des gens du Pontiac. Les citoyens sont curieux, intéressés à découvrir d’autres cultures et désireux d’échanger.
Il ressent rapidement un climat de bienveillance. Les liens se créent naturellement, tant dans le milieu scolaire que dans la communauté plus large.
Ce sont ces relations humaines qui lui permettent de se sentir chez lui.
Donner et recevoir
À travers son travail, Jean Boris contribue au développement des jeunes de la région. Il apporte non seulement ses compétences pédagogiques, mais aussi une ouverture culturelle qui enrichit l’environnement scolaire.
En retour, il reçoit un soutien concret et une reconnaissance professionnelle qui renforcent son engagement.
Pour lui, l’intégration ne repose pas uniquement sur l’adaptation individuelle. Elle s’appuie sur la capacité d’un milieu à accueillir et à accompagner.
Un conseil aux nouveaux arrivants
Jean Boris encourage les personnes qui souhaitent s’établir dans le Pontiac à créer des liens dès leur arrivée. Dans un territoire où les services de transport sont limités, l’ouverture et les relations humaines jouent un rôle essentiel.
Être prêt à aller vers les autres, accepter l’aide offerte et s’impliquer dans la communauté facilitent grandement l’intégration.
Selon lui, le Pontiac offre un environnement propice à ceux qui souhaitent s’investir et contribuer.
Aujourd’hui, il voit son parcours comme une expérience d’enrichissement mutuel : il apprend du milieu autant qu’il y apporte sa contribution.
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